La malentendance (les symptômes, la baisse d’audition, les étapes, l’audiogramme)

LES SYMPTÔMES

Il vous arrive de:

– vous entendre dire que vous parlez fort;

– vous faites répéter ce qu’on vous dit;

– vous entendez mal votre correspondant au téléphone;

– vous comprenez mal tout ou partie des conversations;

– vous montez le son de votre radio, votre TV, …;

VOUS AVEZ LES SYMPTÔMES D’UNE BAISSE D’AUDITION.

BAISSE D’AUDITION

Vous êtes devant deux options :

– soit c’est une BAISSE PASSAGÈRE ou TEMPORAIRE, dans ce cas, un petit traitement mécanique (enlever le bouchon de cérumen) ou médical résoudra probablement votre gêne ;

– soit c’est une BAISSE DÉFINITIVE qui nécessitera tout un processus qui va faire l’objet des indications que nous allons vous donner ci-dessous.

Il vous faut savoir qu’une baisse d’audition peut avoir de multiples origines : âge, stress, médicaments, choc émotionnel,  accident, bruit violent, hérédité, etc. …..

LES ÉTAPES

Comme dans tous les incidents de la VIE, il est bon de savoir qu’il y a différentes étapes à franchir. Ces étapes sont plus ou moins longues, plus ou moins graves selon les personnes. Mais il est bon de les connaître pour savoir ou l’on en est et ce qu’il reste à parcourir :

Première étape : c’est ce que l’on appelle la PRISE DE CONSCIENCE ; c’est-à-dire le moment où l’on se rend compte que l’audition n’est plus la même ; Lorsque la baisse d’audition est brutale comme par exemple après un bruit violent et en général inattendu (tonnerre par exemple) on réalise presque immédiatement que l’on entend moins bien. Mais lorsque c’est progressif, on n’en prend conscience qu’avec des remarques des proches (ta radio est trop forte, tu me fais répéter, tu ne comprends pas ce que je dis, …). Cette prise de conscience peut être confirmé lorsqu’on accepte de faire tester notre audition.

Deuxième étape : c’est l’étape de l’ACCEPTATION ; c’est-à-dire que nous acceptions que notre audition a baissée. Cette baisse d’audition n’est pas due aux autres ou à des faits extérieurs mais à notre organisme qui présente des faiblesses  C’est une étape plus ou moins longue pendant laquelle nous prenons conscience que nous entendons moins bien mais nous avons du mal à l’accepter (c’est le bruit ambiant qui me gène, ce sont les sons qui sont trop faibles.

Troisième étape : c’est l’étape de la DÉCISION ; c’est-à-dire la période pendant laquelle nous cherchons le moyen de remédier à nos difficultés ; C’est aussi une étape ou on a besoin de personnes extérieures : autres malentendants, s médecin, audioprothésistes, …

Quatrième étape  c’est l’étape de la RÉALISATION ou CORRECTION ; c’est celle qui va du choix du matériel le plus adapté à notre audition, jusqu’à son usage quotidien. Accepter de porter une prothèse est une chose, accepter de la porter quotidiennement c’est autre chose qui prend du temps et nécessite des efforts pour que l’adaptation nous permette de revivre et de considérer l’appareillage comme étant notre.

Cinquième et dernière étape : c’est l’étape de l’USAGE QUOTIDIEN ; c’est le moment où l’on oublie que l’on est appareillé et que l’on n’y pense que lorsqu’on oublie de le mettre ou qu’il est en panne ; C’est le moment de la victoire sur notre adversité qui est venue perturbée notre vie

Remarques : il est indispensable de savoir que plus on hésite à franchir une étape, plus ce sera difficile de la franchir ultérieurement, car le corps s’habitue à ses difficultés et elles risquent de devenir irréversible ; L’audition est un sens et fait partie intégrante de notre cerveau qui a tendance à trouver des chemins de substitution

Il faut savoir aussi que la société prend mieux en compte les jeunes que les personnes âgées : un mineur sera remboursé par la SS à 100% des frais réels ; un adulte en activité a des possibilités d’aides complémentaires par l’entreprise ou la MPDH, les retraités n’ont hélas pas tous ces avantages et doivent faire appel à solidarité.

L’AUDIOGRAMME

Dans la baisse d’audition il y a des particularités qui différencient chaque malentendant et qui est concrétisée par:

– soit c’est une baisse de puissance,

– soit on perd certaines fréquences et pas d’autres,

– soit c’est une baisse de tonalité (on a une baisse des aigus ou des graves),

– soit on a des bruits parasites qui perturbent l’audition,

– soit on peut avoir une hyper accousie (on entend certain sons que l’être humain n’entend pas généralement),

– soit cela peut-être un mélange de tout ou partie de ces causes.

La baisse d’audition d’une oreille est évaluée en pourcentage (entre 100% pour une audition normale et   0 % pour la surdité totale). Ce pourcentage varie selon les fréquences. Elle est matérialisée par une représentation graphique qu’on appelle AUDIOGRAMME, document établi par le médecin O.R.L. (certains audioprothésiste peuvent l’établir également).

Cette baisse d’audition touche notre système sensitif (c’est-à-dire le cerveau), ce qui explique les variations constatées d’un individu à l’autre. L’audiogramme indique aussi les mesures de perception osseuse des vibrations sonores (renseignements nécessaires pour la personne qui va vous équiper si c’est nécessaire et que vous décidez de le faire.

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