L’implant cochléaire est un appareil ultra-miniaturisé qui permet de restaurer l’audition à des personnes souffrant d’une surdité profonde à sévère. Contrairement aux aides auditives, ce dispositif stimule directement la cochlée, au moyen d’électrodes implantés chirurgicalement.

Peu connu, l’implant cochléaire peut redonner l’ouïe à des milliers de patients atteints de surdités sévères ou profondes. Quelles personnes peuvent bénéficier de ce dispositif ? Comment cet appareil fonctionne ?

L’implant cochléaire : qu’est-ce que c’est ?

L’implant cochléaire est un dispositif médical électronique présenté comme une alternative lorsque les prothèses auditives ne permettent pas la compréhension de la parole.

L’implant cochléaire : comment ça marche ?

Schématiquement, cet appareil se compose d’un microphone qui capte les signaux sonores avant de les transmettre à un processeur vocal qui les traduira et les transmettra à des électrodes capables de stimuler le nerf auditif.

  • À l’extérieur, un microphone, qui peut être inclus dans un contour d’oreille, reçoit les sons et les envoie au processeur vocal. Placé autour du pavillon de l’oreille, ce dernier réceptionne ces signaux, les analyse, les code et les envoie à l’antenne. Elle se pose sur la tête, face à l’antenne réceptrice, avec un aimant.
  • À l’intérieur, un récepteur, avec une antenne réceptrice et un stimulateur placé derrière l’oreille, sous le cuir chevelu. Il envoie les sons extérieurs aux électrodes. Celles-ci sont au nombre de 15 à 22, en fonction des modèles, et regroupées dans un faisceau d’électrodes (ou porte-électrodes) placé dans l’oreille interne.
La révolution des implants cochléaires à tous les âges

Voici un lien d’une vidéo expliquant le principe : https://www.youtube.com/watch?v=AYcI7xQH5-c

L’implant cochléaire est-il remboursé ?

Ces frais sont intégralement pris en charge par la Sécurité sociale. Toutefois, l’assurance du matériel (près de 300 euros par mois) et une partie de l’achat des piles (l’Assurance maladie ne rembourse que 70 euros par an pour des coûts qui peuvent atteindre 200 euros) restent à la charge du patient.